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Analyse comportementale de la douleur dentaire

Si nous étions cyniques, nous pourrions dire qu’une phase antérieure de la douleur – la préopératoire (« la rage de dent ») – représente un allié objectif pour le dentiste. Ne propulse-t-elle pas le patient vers nos cabinets ? Si nous ne sommes pas responsables de cette douleur, nous avons, en revanche, le privilège de pouvoir l’éradiquer. Envisagée sous cet angle, l’intervention nous réintègre pleinement dans note fonction médicale.

Lorsqu’un praticien met un terme à ce mal paroxystique capable d’envahir le patient et de réduire sa personnalité aux dimensions de dent dolente, il devrait recevoir toute sa gratitude. Ce n’est malheureusement pas toujours le cas.
 
Gag clinique :
Ambivalence d’un patient sous l’emprise de la douleur :
Ainsi, un patient me fournit-il un jour un exemple des réactions étonnantes que la douleur peut provoquer. En proie aux pires affres, il avait effectué une entrée tapageuse dans le cabinet. Déstabilisé par la douleur, il disait tout et n’importe quo. Il se déclarer même à me donner sa carte bancaire et m’indiquer son code confidentiel si je le délivrais de son calvaire !
Je m’efforce de le calmer, l’installe, puis j’entreprends l’intervention. Comme on pouvait s’y attendre, le miracle – celui que vous avez tous opéré- se produit. Chassé par la douleur, le naturel revient au galop. Lorsque lui remet la feuille de soin, le patient commence à ergoter. Il s’étonne qu’en fonction du ticket modérateur, quelques euros puissent demeurer à sa charge. Dans sa lancée, il en vient à poser des questions ineptes quant à l’asepsie du cabinet avant de quitter les lieux en bougonnant.
Cette anecdote clinique illustre bien l’ambivalence, l’ambiguïté de certains patients sous l’emprise de la douleur. Elle provoque des réactions qui n’ont pas fini de nous surprendre.
 
Elever le seuil de la tolérance à la douleur :
Tangible et souvent inévitable, la douleur postopératoire décuple la crainte éprouvée à l’égard du dentiste. Succédant à une plus ou moins brève accalmie, elle soumet le patient au régime de la douche écossaise. L’image du praticien oscillera au rythme de ces fluctuations. Du rôle de sauveur, à l’instant où le patient est libéré de sa douleur, il sera rétrogradé au rang de traître, presque d’escroc, dès lors que la douleur resurgira (Unit dentaire portable).
 
- Cas de réapparition d’une douleur en postopératoire :
L’évocation d’une intervention endodontique en deux temps met bien en scène cette volte-face. Imaginons un patient taraudé par une pulpite. Toutes affaires cessantes, il va consulter. Une fois l’extirpation du paquet vasculonerveux réalisée, il repartira avec le sentiment de renaître à la vie. Une semaine plus tard, il revient au cabinet. La seconde intervention sera consacrée à l’obturation canalaire. Lorsqu’à ce moment, il prend congé de son dentiste, le patient considère l’affaire comme classée. Déjà, lors du soin précédent, on avait « dévitalisé » le nerf responsable de sa souffrance. Aucun désagrément majeur ne s’en était ensuivi. Aussi, dans l’esprit du soigné, le traitement final avait caractère de fignolage. Or, le lendemain (ou parfois le jour même), la douleur va l’assaillir à nouveau !
Certes, le mal ainsi ressuscité est moins insupportable que le précédent. Il n’en est pas moins lancinant. Sensible à la pression, la dent semble se trouver aux frontières de l’expulsion. De violents élancements la traversent. Leurs échos se répercutent jusqu’au maxillaire. Lors de « la rage de dents », l’agression inattendue va engendrer un traumatisme. L’apparente incohérence de cette évolution l’aggravera.
 
Prévention et régularisation de la douleur
En aval comme en amont de ses interventions, le chirurgien-dentiste doit donc prévenir et contrôler la douleur de son patient. A cet effet, il dispose bien sûr de l’artillerie des analgésiques. Sont-ils totalement efficaces ? On peut parfois en douter, car la plupart d’entre eux agissent essentiellement sur la sensation, mais ont de moindre effet sur la perception, comme sur la réponse à la douleur. On soulignera encore la limitation de leur rayon d’action dans la durée. Initie-t-on une politique médicamenteuse afin d’améliorer les cycles de l’anxiété et de la douleur ? Il conviendra alors de recourir à un dosage important réparti sur de plus longues périodes. En outre, ces remèdes demeureront des palliatifs et risqueront de surcroît de produire des effets iatrogènes (Matériel dentaire).
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